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16h50. Le train part à 17h10. Toujours pas de elles. On attends en se disant que c'est mort, son train elle va le louper. J'ai hâte de la revoir, une dernière fois avant longtemps. Je sais qu'on a toujours réussit à faire avec la distance, les sms avec les 'tu me manques, je t'aime' y font quelque chose mais c'est tellement dur. Se savoir si loin. Je hais la distance, je l'ai toujours détesté & là encore plus. Ca me fais toujours plaisir quant je vois ces sms, avant de rentrer dans le lycée & d'affronter la journée de cours. J'aime nos discussions sur msn basées essentiellement sur nos journées que l'on se raconte, nos commentaires sur les jeunes hommes beaux ou pas qui passent, nos petits cris lorsqu'il y en a un plus beau que les autres. Dommage qu'ils ne soient que dans les films, les beaux. Je sais aussi que en faisant ce texte, elle se reconnaitra, pas besoin de mettre de nom sur cette extraordinaire personne. 17h pile. Toujours pas de nouvelles. On attends en bas des télévisions annoncant les lignes avec les voies. C appelle. Merde on est au mauvais endroit. Il est où le bon endroit? On cherche un escalator. Faut qu'on y arrive avant 17h10. On a 5min pour traverser la gare maintenant bondée en cette période. On court. A en perdre haleine. On dit pardon aux gens, on se prend des valises dans les jambes mais on s'en fou, on court. Je veux pas arriver en retard & voir le train s'éloigner sans lui avoir dit aurevoir. Non, je ne veux pas & faut pas que j'y pense. Je me concentre sur ma course. La voie A. On y ai. 'Voie A. Si tu me vois arriver en courant c'est normal' Voiture 13. Pourquoi il faut que dans les gares ils compliquent tout? On trace, bouscule les gens, s'excusent, dis pardon & entends un cris. Mince, j'ai poussée la personne trop fort? Je me retourne & voit M avec elle dans ses bras. Mince, c'est a elle que j'ai dis pardon! Je me jette sur le tas qu'elles font déjà. Voiture 13 maintenant. Elle va poser ses affaires & on attend, dehors, sur le quai. Elle ressort & on parle un peu. Dans deux minutes il est 17h10. Le temps de se dire aurevoir. Elle embrasse C puis arrive mon tour. C'est dur parce que je sens mon nez picoter mais je ne pleurerais pas, je lui ai promis il y a une semaine. Je ne pleurerais pas. Je la serre dans mes bras aussi fort que je peux. 'Tu ne pleures pas hein' Ca c'est la phrase de trop, il aurait fallut ne jamais la prononcer. Je la serre dix fois plus fort. Ma vue se brouille. Je pleure. Je prononce une phrase que personne n'entend sauf elle. Une chose inodible. 'Je tiens jamais mes promesses, je dois le savoir à force' C'est bien vrai. Elle se détache de moi, serre M dans ses bras, retourne à C qui elle aussi pleure maintenant tout comme elle. On est trois à pleurer. A pleurer nos bons moments, nos fou-rires, nos cafés au starbuck, nos photomatons, nos personnes bizarres qui venaient toujours nous parler, a nous pleurer finalement. Parce que l'on sait qu'il n'y aura plus de nous réunit durant un bon moment. C'est ca qui nous fait pleurer. J'avais pourtant promis. M s'attarde à nous demander d'arreter de pleurer. Tant que je ne serrais pas coucher sous mes draps je serrais dans un état de lhétargie totale, pas moi-même. Comme si on venait de retirer un petit bout de moi qui s'était collé durant une semaine. Elle rentre dans la voiture 13 après nous avoir fait un bisou. Ca sera mon dernier contact avec sa peau. J'aimerais tellement retourner en arrière, dans cette salle de cinema, c'est à ce moment là que je me suis rendue compte qu'elle allait bientôt partir. Il y avait tout ce qu'il me fallait, un bon film & elles. J'aurais tellement du profiter de cette soirée, ca passe trop vite. Les bons moments passent toujours trop vite. C'est malheureux. On s'appelle par le portable tout en se regardant à travers la fenêtre du train. Je lui dis un 'je t'aime' tellement vrai. La dame qui se trouve sur le quai juste à coté de moi sourit, touchée. Je la regarde encore une dernière fois. Le train s'en va. On marche à ses côtés avant qu'il ne prenne son envol. C'est fini. Je suis en retard pour retourner chez moi maintenant. Un dernier bisou à C & je pars en courant. Un aurevoir à M & je suis maintenant seule. J'enclenche mon ipod & tombe sur la chanson du piano de ce film. S'ayait, mes larmes repartent. Je me cache dans mon écharpe pendant que les gens me dévisagent. Ils n'ont donc jamais vu quelqu'un pleurer?

Je sais qu'on se reverra. Dans trois mois ou plus mais on se reverra & tout recommencera comme ca l'a été: magnifique.


J'ai pris conscience d'une chose, hier soir, dans la voiture en regardant les lumières de Paris le soir. Que malgrés ce que l'on dit, les apparences tout ca, c'est l'amitier qui triomphe toujours. Les amis seront toujours à vos côtés, peu importe où vous les avez rencontrés, comme elles sur internet. Je me serrais jamais dis que un jour, il y aurait des gens qui comptaient autant pour moi, des gens rencontrer par internet. J'aurais jamais voulu y croire. Maintenant j'y crois, du plus profond de moi.


LCL
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# Posté le vendredi 04 juillet 2008 17:33
Modifié le samedi 28 février 2009 07:33